À PROPOS

Si de la choucroute, vous ne retenez que les knacks, si les bretzels vous font penser à un soutien gorge et si la longueur de la flèche de la cathédrale de Strasbourg vous inspire une forme d’extase, alors vous êtes prêts à pénétrer l’univers des Pétasses d’Alsace…

© Marianne Maric


LA PÉTASSE

L’Alsace, ses maisons à colombage, sa gastronomie, ses cigognes, et maintenant sa Pétasse. Qu’elle soit poilue ou à plumes, grande, sèche, délurée ou complètement “frach” – entendez effrontée –, qu’elle soit femme et même homme, la Pétasse d’Alsace est une personne intelligente ; elle a plutôt bonne mine, ne se prend pas au sérieux et manifeste un réel sens de l’auto-dérision ; elle a du chien, se montre impertinente, voire franchement insolente et assume son naturel sexy.

 

photo: Christophe Urbain

LE CONCEPT

Autour d’une Alsace détournée et surtout sans complexe qui se révèle dans toute sa sensualité, se construit le concept insolite de Pétasse d’Alsace. Underground, insolite et pétillante comme un cachet effervescent dans un verre de limonade, cette plateforme pluridisciplinaire d’artistes, designers, stylistes, etc., fédère les énergies et multiplie les initiatives : le collectif s’invite, s’incruste, s’immisce, et crée l’événement en pervertissant vos lotos ou vos bingos.
Pétasse d’Alsace réalise des t-shirts, des bodys et des objets en séries limitées, organise des performances in situ, surprenantes, voire alléchantes : au final, ce n’est pas le logo qui fait la marque, mais c’est bien la personne qui la porte, qui la transporte ou la transpire, qui justifie l’existence de cette marque interactive. Plus qu’une simple marque de vêtements, Pétasse d’Alsace est un état d’esprit, une attitude qui vise à interroger dans ses créations les codes de la région pour en révéler l’essence même.

 

Performance au cinéma Bel-Air, Mulhouse

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AU COMMENCEMENT ÉTAIT DEUX BELLES ALSACIENNES MOUILLÉES…

Si le soleil donne aux vignes d’Alsace la lumière nécessaire pour nourrir leur divin breuvage, la pluie rend fertile d’autres belles plantes. Ainsi, en l’an 2008, par une journée pluvieuse – comme il en existe rarement dans notre belle region – Marianne Maric, photographe et Estelle Specklin styliste (Poupet Pounket) ont une révélation lors de leur séance photos à l’Ecomusée, temple de la culture Alsacienne.

Est-ce le concentré d’Alsace touristique qui souleva les jupes des demoiselles ou trop d’humidité qui leur fit perdre pied et leur ouvrit une autre dimension ? Allez savoir… En tout cas, à partir de ce moment-là, l’Alsace et ses clichés ne seront plus jamais les mêmes pour les jeunes femmes… Car immédiatement, sous leurs yeux, le symbole des Mines de Potasses leur impose sa coquette féminité, que le crayon de Jean Wollenschneider incarnera pour l’éternité.

Entre Poupet Pounket jouant de vieux motifs de tissus alsacien dans ses créations ou Marianne Maric, qui, avec Jean Wollenschneider au dessin en 2009, avait décliné bretzel et cigogne en éléments de design décalés pour une étonnante collection de sacs en toile pour la Kunsthalle de Mulhouse, il y avait déjà une grande prédisposition à l’alsaciennité détournée… Jouant des codes made in Alsace, comme avant elles, Tomi Ungerer, mais ici, dans un esprit emprunt d’une délicieuse, ludique et arrogante féminité, Pétasse d’Alsace offre à la France de l’intérieur enfin, l’essence jusque là cachée de l’Alsace profonde !

 

Performance Pétasse d'Alsace à la Japy factor

© Renaud Ruhlmann

 

… AU FINAL LES PÉTASSES ENVAHISSENT LA PLANÈTE.

Depuis, telle une légende urbaine, d’aucun se vante d’avoir aperçu un tel avec le t-shirt Pétasse d’Alsace à Londres, à Berlin, à Bangkok, à Paris ou aux Eurockéennes de Belfort… Certains affirment même, cherchant à acquérir le t-shirt collector, avoir assisté à des scènes où de sexy demoiselles en Pétasse d’Alsace s’adonnaient à d’inoubliables cérémonies devant un bretzel d’or et de perles. Car les ventes made in Pétasse d’Alsace sont bien plus que des ventes, ce sont de véritables performances où l’esprit Pétasse d’Alsace se libère, enivrant tout sur son passage …

Lucie Lux

 

© Marianne Maric